P E504tée à son plus haut pointd'excellence. Chez les Ro-mains, la Peinture fut longtemps en honneur, particuliérement vers la fin de laRépublique, & sous lesEmpereurs. Mais les Peintres de l'ancienne Romeétoient inférieurs à ceux dela Grece. Cet Art fut longtemps enseveli en Occidentsous les ruines de l'EmpireRomain. Il se refugia chezles Orientaux, mais ily fut toujours foible &languissant. Enfin, vers l'an1250, Cimabué fit revivrela Peinture à Florence;cependant on ne peignoitencore qu'à fresque, & àdétrempe, & ce ne fut qu'aucommencement du siéclesuivant, que Jean de Brugetrouva le secret de peindreà l'huile. Depuis ce temps,la Peinture a été exercée,tant en France qu'en Italie,par d'heureux génies, quiont ſçu tranſporter, dansleurs chefs-d'œuvres admirables, la vérité, les gra-ces, & les richesses de labelle Nature. Voyez au moiEcole.Nous avons plusieursmorceaux de Peinture autiques; le plus considérableest à Rome, dans la VigneAldobrandine. Il représenteun Mariage. Cet Ouvrage
PEest d'un grand goût de Des-sein, mais sans intelligence de groupes ni de clair-obscur. Cependant, on nepeut juger par là du mérite.des Anciens, dans la Pein-ture: ils n'avoient point laconnoissance de la Peintureà huile ; mais Pline parled'un vernis dont se servoitAppelle, qui pouvoit peut-être y suppléer. Il y a plu-sieurs sortes de Peintures ;scavoir, à Détrempe, euEmail, à Fresque, à Hui-le, en Miniature, à la Mo-saïque, au Pastel, unePeinture Mixte, & des Ca-mayeux. Voyez à ces mots,ainsi qu'aux mots, Enlu-minure, Patronage, Sgras-fitto. On a essayé de fairedes Peintures ſur du marbre blanc, avec des teintu-res particulieres, & propresà le pénétrer. Voyez au$$i aumot, Lavagna.On fait encore des Peintures, avec des laines & dessoies, qui sont des brodesries ou tapisseries, travail-lées à l'aiguille, ou au mé-tier. Ne peut-on pas, enfin,mettre parmi les différentes.especes de Peintures, cellequi se fait sur des étoffesde soie blanche, ou surdes toiles de coton blanc,en y employant seulementdes teintures qui pénétrentces étoffes.