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Dictionnaire Portatif Des Beaux-Arts, Ou Abrege De Ce Qui Concerne l'Architecture, la Sculpture, la Peinture, la Gravure, la Poésie & la Musique : Avec La définition de ces Arts, l'explication des Termes & des choses qui leur appartiennent ; Ensemble Les noms, la date de la naissance & de la mort, ...
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PAdont la durée eſt une cro-che ; le quart de soupir, estd'une double croche, & ledemi-quart de soupir, d'unetriple croche, &c.PAUSTAS, Peintre, natifde Sicyone, Disciple dePamphile. Ce Peintre réus-silsoit dans un genre particulier de Peinture, appelléCaustique, parce qu'on faisoit tenir les couleurs sur lebois ou sur l'yvoire, par lemoyen du feu ; & il est lepremier qui ait décoré decette sorte de Peinture, lesvoûtes & les lambris. On asur-tout célebré, parmi sesTableaux, une Ivresse pein-te avec un tel art, que l'onappercevoir, à travers unvase qu'elle vuidoit, tousles traits de ſon viſage enlu-miné. La Courtisanne Cly-cere vivoit de son temps,& elle étoit aussi de Sicyo-ne ; elle excelloit dans l'artde faire des couronnesavec des fleurs ; Pausias,poor lui faire sa cour,imitoit avec le pinceau sescouronnes, & son Art éga-loit souvent le fini, &l'éclat de la Nature.PAUTRE (Pierre le),Sculpteur, à Paris le 4Mars 1659, mort dans lamême ville le 22 Janvier.1744. Son pere, Antoinele Pautre, bon Architecte,

PAfoldéveloppa ses talens pourle Dessein ; l'étude de laNature & des grands Maî-tres le petfectionna. Cethabile Artiste fut Directeurde l'Académie de Saint Luc-On voit de ses Ouvrages àMarly. Il fut chargé de fi-nir legroupe d'Arrie & Pœ-tus, commencé à Romepar Theodon; le grouped'Enée est entiérement delui : ces deux morceauxornent le Jardin des Thuil-leries. Ce Sculpteur a en-core donné, avec Jean lePautre son frere, des Des-seins & des Gravures àl'Eau-forte, dans lesquelson remarque leur imagina-tion vive & aboudante; descompositions pleines de feu;toujours de la facilité, maisquelquefois peu de préci-sion.PAYS (René le), sieur deVilleneuve, à Nantesl'an 1636, mort à Paris en1690, Poéte François. Onremarque dans les Ouvra-ges de ce Poéte, une galan-terie aimable & pleine d'en-jouement, mais qui n'estpoint soutenue ; ce qui luia attiré ce vers ironique deDespréaux, dans sa Satyredu festin:Le Pays, sans mentir, est unbouffon pla-sant.Le Pays étoit appellé le1; iij