380LEmé. Il eut pour Eleve An-dré Salario del Gobbo, na-tif de Milan. On a de luides morceaux très-gracieuxpour la composition, & lefaire. Le Roi possede un deses Tableaux représentantune Vierge & l'Enfant Jesus.LFONINUS, OU LEONIUS.Poéte, natif de Paris, vivoitsous le régne de Louis VII.Il fut Chanoine de St Benoît.puis Religieux de St Victor.On a de lui deux Epîtres envers, adressées à Adrien IV.& à Alexandre III. Ce Poéte se distingua dans la PoésieLatine, où il avoit intro-duit l'usage de la rime quel'on observoit dans la langue vulgaire ; & c'est de luique les vers Leonins ontretenu leur nom.LERAC, Poéte François.Voyez Carel.LERAMBERT (Louis)Sculpteur, natif de Paris,reçu à l'Académie de Peinture & de Sculpture en1663, mort en 1670 âgé de56 ans. Il s'est acquis ungrand nom par ses Ouvra.ges ; ceux qu'on voit delui dans le Parc de Versail-les, sont un groupe d'uneBacchante avec un Enfantqui joue des Castagnettes,deux Satyres, une Dan-seuse, des Enfans, & desSphinx.
LELILESCOT (Pierre), Abbéde Clagny; célebre Archi-tecte François, florissoitſous les regnes de François I& de Henri II. C'est à luiqu'on attribue l'Architectu-re de la Fontaine des SaintsInnocens, rue St Denis,admirée des Connoisseurspour sa belle forme, sonélégante simplicité, ses or-mens sages & délicats, &ses bas-reliefs, dont le fa-meux Goujon a été le Scul-pteur. L'un & l'autre ontaussi travaillé de concert auLouvre.LIBERTÉ, Franchise, Ai-sance, Legereté, Facilité.Ces mots sont ordinaire-ment synonymes en Peinture, pour exprimer l'habi-tude, ou plutôt, le talentde certains Maîtres qui ex-priment, sans que le tra-vail & la gêne se fassent sen-tir, tout ce que l'imagina-tion leur suggere. Ces touches qui n'ont rien de pê-né, offrent un plaisir biendélicat, aux Connois-seurs. Il faut, en effet, dansles Arts d'agrément, quel'on ne s'apperçoive pointqu'il en a beaucoup coûté.à l'Auteur; cette idée a enelle-même quelque chose defâcheux, qui chagrine, enquelque sorte, le Specta-teur, ou qui, du moins,