##
FROn voit de ses Peinturesà Paris, dans la Paroissede Sainte Marguerite, àl'Hôtel d'Armenonville& dans le Château deLivry. Son Poéme Latinde la Peinture, intituléde Arte Graphicâ, a ététraduit en Italien, enAnglois & en François.Ou l'a comparé pour legoût & la beauté, à celui de l'Art Poétique d'Ho-race.M. l'Abbé Marsy a donnédepuis peu un Poéme Latin.sur le même sujet recherché.de ceux qui aiment à re-trouver le génie des Auteurs.du siécle d'Auguste dans lesEcrits de leurs imitateurs.On desireroit que quelqueAmateur traitât dans notrelangue cette matiere diffi-cile par la correction duDessin, la richesse desidées, la vérité des images,enfin la vivacité du colorisqu'on a droit d'y exiger. Onnous apprend que M. Bailletde St Julien, & M. WarcletAssocié libre de l'AcadémieRoyale de Peinture & deSculpture, courent la mê-me carriere: il y a lieu deket promettre le plus grandsucces, si l'on en croit unaugure fondé sur le sçavoir& les talens.FRESNY (Charles Riviere
FR285dd), Poéte François. VoyezDu Fresny.FRESQUE (Peinture à).Ce terme dérive de l'Italienfresco, frais. Il est difficilede marquer l'origine de cet-te sorte de Peinture, & defixer le temps où elle acommencé. On peut seule-ment avancer qu'elle esttrès-ancienne, puisqu'onla pratiquoit dans les pre-miers temps de la Républi-que Romaine, & qu'on envoit encore de fort beauxmorceaux antiques dans Ro-me. Cette Peinture ſe tra-vaille ſur une muraille fraî-chement enduite de mor-tier, de chaux & de sabled'où peut venir le terme deFresque. Les couleurs ensont détrempées avec l'eau,& il n'y a que les terres &les couleurs qui ont passépar le feu qui puissent yêtre employées. Ces cou-leurs & ces terres doiventêtre d'une nature séche, s'ilest possible, ou des marbres& des piertes bien pilés;car pour les teintures ſéches& autres couleurs tirées desmineraux, qui ne peuventpoint s'accorder avec lachaux, cette Peinture lesrejette absolument. La Pein-ture à Fresque a cet avanta-ge, qu'elle dure plus long-temps que celle qui est à