EOEN& étonné, parle le pur lan-ge des Dieux, & s'expri-me avec une fierté, une for-ce, une noblesse qui frap-pent, qui animent, quitransportent le Lecteur.ENTRE'E. Terme deMusique; c'est un Préludeou une Symphonie, qui sertcomme d'introduction auxmorceaux de Musique quisuivent. On donne aussi cenom, à un Air qui regleles pas d'une Entrée de Bal-ler.ENTRELAS. C'est un or-nement composé de Listels& de Fleurons liés les unsavec les autres, qui se taille sur les moulures & dansles frises.ENVOI, terme de PoésieFrançoise. On appelle ainsiun nombre de vers rangésen forme de Couplet a lafin de quelques PoémesFrançois, tels que le ChantRoyal, la Batade, &c. CeCouplet est nommé Envoi,parce que c'eſt-là que lePoéte adresse ses vers àquelque personne, en luifaisant souvent l'applicationde la fable, ou du traithistorique renfermé dansson Ouvrage.EOLIEN (mode). C'est lenom que les Anciens don-noient à un de leurs mo-des, ou tons, dont la fi-
EP25)nale est a-mi-la; la domi-nante e-si-mi, & la mé-diante c-sol-ut.EPIGONION. Sorte de ly-re dont se servoient les Anciens ; elle avoit quarantecordes.EPIGRAMME. C'est unpetit Poéme qui se termine,d'ordinaire, par une penséevive, piquante & inatten-due. On peut distinguerdeux ſortes d'Epigrammes.La premiere roule sur unjeu de mots alliés, ou op-posés entre eux; la secondeespece consiste dans le tourdes pensées. De ces penséesépigrammatiques, les unessont vives & surprennent,les autres sont purementnaïves, & plaisent par leursimplicité même. L'Epi-gramme exige la brievete &l'agrément: ennemie de lacontrainte, elle doit toutson sel à un heureux gé-nie. Elle n'est assujettie àaucune regle particulierepour la mesure des vers,& pour le mélange desrimes. On a ordinairementl'attention qu'elle ne soit pascomposée de plus de dou-ze vers.EPILOGUE. On nommeainsi, en Poésie, une pe-tite Piece de vers qui faitla conclusion de quelques Li-vres. Phedre, & a son imi-