210DEVertus Chrétiennes, Poémeen huit Chants ; les quatreLivres de l'Imitation de Jesus Christ; Clovis, ou laFrance Chrétienne, Poémeen ving six Livres; la Con-quête de la Franche-Comté;le Triomphe de la Grace;Esther; les Amours de Pro-thée & de Philis, Poémeshéroïques, &c. Des Maretsa encore publié les Délices.de l'esprit, Ouvrage inintelligible, dont on s'estmocqué, en disant qu'il fal-loit mettre dans l'errata:Délices, lisez Délires.DES-MARETS (Henri)Musicien François, né àParis en 1662, mort l'an1741 à Luneville. Il fut Pa-ge de la Musique du Roi,& dès l'âge de vingt ans,il disputa pour le concoursd'une des quatre Places deMaîtrise de la Musique dela Chapelle du Roi. Le Mo-tet qu'il fit chanter devantLouis XIV, parut un desplus beaux ; mais l'Auteurfur trouvé trop jeune pourremplir la place qu'il demandoit, & on lui donnaune pension. Des-Maretsfournissoit à l'Abbé Gou-pillet, l'un des quatre Maitres de Musique de la Cha-pelle, des Motets, quipar leurs beautés, lui faisoient donner beaucoup d'é-
DEloges; le Roi ayant apprisque l'Abbé Goupillet n'enétoit point l'Auteur, Sa Ma-jesté le renvoya avec un Ca-nonicar & une pension de900 livres. Des Maretsétant allé à Senlis, fit con-noissance avec la fille duPrésident de l'Election, qu'ilépousa, du consentement dela mere, mais à l'insçu dupere, dont il n'avoit pu ob-tenir l'agrément. Ce pere,nommé de Saint-Gobert,le poursuivit comme ayantenlevé & séduit sa fille, &fit condamner à mort Des-Marets, par Sentence duChâtelet. Le Musicien n'eutque le temps de se sauver àBruxelles; de-là, il passaen Espagne, où le Roi luidonna la place de Surinten-dant de sa Musique, qu'ilexerça pendant quatorzeans; il alla ensuite en Lor-raine, où il fut Directeurde la Musique de S.A.R. leDuc de Lorraine. Enfin sonProcès fut porté au Parle-ment ; on le déchargea de lacondamnation prononcéecontre lui, & son mariagefut déclaré valable. Nousavons de Des-Marets, plu-sieurs Opera; sçavoir, Di-don, Venus & Adonis;Circé, Theagene & Cari-clée, Iphigente; Renaud,Tragédies. Les Amours de