CHêtre disposées dans le mêmeordre. Le dernier vers dupremier couplet, sert derefrain pour les suivans,qui doivent finir de la mêmelorte. On ajoute après letinquiéme couplet, ce queles Anciens nommoientl'Envoi, & ce qu'on peutappeller l'explication del'allégorie ; car le sujet quifait le corps de la Piéce, setire ordinairement de laFable, ou il comprend quelque trait éclatant de l'His-toire. Les regles anciennesveulent que l'explication del'allégorie se fasse ordinai-rement en sept vers, quel-quefois, en cinq, qui soientsemblables en rimes, àautant de vers pris sur lafin du couplet précedent.On a nommé ce petit Poé-me, Chant-Royal, parcequ'on vouloit que l'Envois adressât aux Rois, ou à desPrinces.CHAPELAIN (Jean), néà Paris en 1595, l'un despremiers de l'AcadémieFrançoise, mort le 22 Fé-vrier 1674, Poéte François.Chapelain a eu tant de réputation de son vivant, quele Cardinal Richelicu, pouraccréditer un Ouvrage, emprunta son nom. Il fut pen-sionné par ce Cardinal, aus-si bien que par le Duc de
CH151Longueville, & par le Car-dinal Mazarin. Ce fut luique M. Colbert chargeade faire la liſte des Sçavans,qui méritoient les bienfaitsdu Roi. Chapelain fut cinqans à méditer son Poéme dela Pucelle, & vingt ans àle composer, ce qui donnalieu à ce dictique de Mont-mor:Illa Capellani dudùm expectataPuella,Post tanta in lucem temporaprodit unus.Il l'avoit divisé en vingt-quatre Chants; il n'yen a jamais eu d'imprimesque les douze premiers.(Les douze derniers, ma-nuscrits, sont entre lesmains de M. l'Abbé d'Oli-vet, de l'Académie Fran-çoise ; & dans la Bibliothé-que des RR. PP. Jésuites dela Maison Professe). On fitjusqu'à six Editions de laPucelle, en dix-huit mois.Les vers en sont si durs,que Despreaux, Racine, laFontaine, & quelques au-tres Personnes d'élite, s'im-posoient entre eux la peinede lire une certaine quantitéde vers de ce Poéme, lors-qu'il leur étoit échappéquelque faute contre le lan-gage, ou autrement ; genreK iv