BOtre de Henri IV, passe pourson chef-d'oeuvre. On luiattribue les vers qui sont surla porte de l'Arcenal à Pa-ris, en l'honneur d'Henrile Grand.AEtna haec Henrico Vulcania telaministrat,Tela gigantaeos debellatura surores.BOURDON (Sebastien),Peintre & Graveur, né àMontpellier en 1616, mortà Paris en 1671. Son perequi peignoit ſur verre, luimontra les premiers prin-cipes de son Art. On le mitchez un Peintre à Paris,lorsqu'il n'avoit encore quesept ans; à quatorze il futemployé à peindre à fresque, la voûte d'un Châteauproche Bordeaux. Il man-qua, pendant quelquetemps, d'Ouvrage, &s'enrôla dans les troupes.Il entreprit à dix-huit ansle voyage d'Italie, où ilsaisit la maniere de Claudele Lorrain, du Caravage &du Bamboche ; telle etoitsa facilité, qu'il se trans-formoit dans tous les gen-res. Il revint en France, oùil fit le fameux Tableau duMartyre de Saint Pierre; iln'avoit alors que vingt-septans. L'envie de se signaler,
BOlui fit entreprendre le voya-ge de Suede, attiré par legoût & les connoissancesque la Reine Christinemontroit pour les Sciences.& les Arts. Cette Princesselui fit beaucoup d'accueil,& l'occupa, sur-tout, àdes Portraits; mais l'espritinquiet du Peintre, le fitrevenir en France, où ilproduisit plusieurs grandsOuvrages. Il avoit uneimagination pleine de feu,une facilité singuliere, &un goût quelquefois bizar-re : sa touche est d'une lé-gereté, & son coloris d'unefraîcheur admirables. Sescompositions sont ingénita-ses, souvent extraordinai-res ; ses expressions sontvives, ses attitudes variées& gracieuses. On lui repro-che de n'être pas assez cot.rect. Il finiſſoit peu ſes Ta-bleaux ; les moins finis sontles plus recherchés. Ce Mai-tre paria qu'il peindroiten un jour douze têtes d'a-près Nature, & de gran-deur naturelle, ce qu'il fit.Bourdon étoit laborieux,il travailloit ordinairement.dans un grenier, où il pa$-soit souvent un mois sanssortir. Il a embrassé tousles genres de Peinture.On voit, de cet habileArtiste, des Pastorales, desBambochades,
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