BEà l'Evêché de Séez en Nor-mandie. Bertaud a fait uneParaphrase des Pseaumes enVers François Les Stancesqui ont été mises à la têtedu Commentaire sur Job,sont d'une Poésie facile &même élégante. Il a encorecomposé des Cantiques, desChansons, des Sonnets.BERTET (Jean), né àTarascon en Provence l'an1622, mort en 1692. Il serendit célebre dans la con-noissance des Langues an-ciennes & modernes, &composa dans plusieurs desPoésies estimées. Il entradans la Compagnie de Jeſus, où il profeſſa quelquetemps les Humanites. En-ſuite il enſeigna les Sciencesabstraites, rassemblant, àl'aide d'une mémoire immense, & d'un génie sou-ple & actif, toutes les con-noissances, & tous les goûts.On a de lui des Dissertationssçavantes sur différens su-jets. Il étoit lié d'amitiéavec les personnes de la premiere distinction, & eutcommerce de lettres avecles hommes les plus célebres de l'Europe. On a delui des Odes Latines, desSonnets Italiens, François,Espagnols; des ChansonsProvençales, des Vers li-bres, des Epigrammes,
BEMadrigaux, & autres pe-tites Piéces en plusieurslangues.BERTIN (Nicolas)Peintre, né à Paris en 1667,mort dans la même Villeen 1736. Ce Maitre, fils& frere de Sculpteur, ap-prit les principes de sonArt sous Vernansal le pe-re, Jouvenet & Boullon-gne l'ainé. Il se distinguaparmi les jeunes gens quicouroient la même carriereque lui ; & gagna, n'étantâgé que de dix- huit ans,le premier prix de Peintu-re. Il vit Rome & la Lom-bardie, & acquit dans cescélebres Ecoles, la correc-tion du dessein & la beautédu coloris. A son retouren France, l'Académie lereçut dans son Corps ; oule nomma depuis Directeurde l'Académie de Rome,honneur qu'il fut contraintde refuser pour n'être pointexposé aux suites d'uneavanture galante qu'il avoiteue en cette Ville. L'Elec-teur de Baviere lui offritaussi de fortes pensions pourse l'attacher; mais Bertinne put se résoudre à quitterParis. Ce Maître étoit mys-térieux dans les moindreschoses, sérieux & plaisantpar intervalles ; il s'étoitfait une maniere de peine