ARIl fréquenta les Gens de Let-tres ; enfin il se sentit dutalent pour la Poésie, &débuta par un Sonnet con-tre les Indulgences. CesSonners infâmes qu'il com-posa pour expliquer lesdesseins de Jules Romain,furent encore une des pre-mieres production de saveine. Ce Poéte écrivoitavec feu, & ses vers nesont pas sans agrément;mais son stile est si mor-dant, & il reprenoit lesvices avec une telle liberté,même dans les Souverains,qu'on l'appelloit le Fléaudes Princes. On rapporteque François I & Char-les V, acheterent son ami-tié par des présens consi-dérables; ce qui lui donnatant d'orgueil, qu'il fit frap-per une Médaille où il sedonnoit à lui-même le titrede Divin. Aretin a com-posé des Ouvrages d'unelicence si effrenée, que l'E-glise a cru devoir interdireformellement la lectured'une partie de ses Ouvrages, qui semblent consa-crés à l'impureté & à l'impiété. Cet Auteur a aussitravaillé à des Ouvrages dedévotion, mais qui sont laplûpart infectés d'Hérésie,& qui ont aussi été condam-trés par l'Inquisition.
ARARGOLI (Jean), PoéteItalien & Latin, vivoit sousle Pape Urbain VIII. Ar-goli n'étant encore âgé quede 17 ans, conçut le desseind'imiter le Poéme de l'A-donis du Cavalier Marin.Animé par ce desir, il s'en-ferma pendant sept mois,& au bout de ce temps, ilpublia un Poéme Latindivisé en douze Chants,intitulé l'Endimion. CetOuvrage, quoique travailléavec précipitation, fit beau-coup d'honneur à son Au-teur. On a encore de cePoéte des Epigrammes, desElegies, & d'autres petitsPoémes sur les Epousaillesde la ville de Venise avecNeptune. Il a aussi compo-sé des vers Italiens; sça-voir, la Discorde de Pe-tronne; des Sonnets; desMadrigaux; une Idyllesur la Soie; des Métamor-phoses Pastorales, &c.ARIA, Air, ou Chanson.C'est un Chant dont lestemps, principalement lespremiers de chaque mesure,sont bien marqués, & dontles mouvemens sont justes.& égaux. L'Aria se jouegracieusement.ARIETTA, ARIETTE, ouCHANSONNETTE. L'Ariettea pour l'ordinaire deuxreprises, ou bien elle se