A Csixte ; il y en a de faux.ou plutôt de di$$onans,parce qu'on y entend quel-ques dissonnances, com-me la septiéme, la se-conde, la neuviéme. LesAccords prennent leur nomdes intervalles ; ainsi l'intervalle d'ut à ré s'appelleseconde, celui d'ut à mi senomme tierce, &c. Lors-qu'on passe au dégré le plusproche, comme d'ut à ré.qui eſt un intervalle de ſe-conde, c'est aller par dégrésconjoints ; faire quelqu'in-tervalle de tierce ou quarte,c'est aller par dégrés disjoints.ACCORD par supposition;c'est le nom qu'on donneaux Accords qui excedentles bornes de l'octave, par-ce que le son grave de laseptiéme étant supposé sonfondamental, les autres tonsqui sont une tierce ouune quinte au-dessous.ne ſont là que comme ſup-posés.ACCOUPLEMENT; termed'Architecture, pour exprimer la maniere d'eſpacer lescolonnes, le plus près qu'ilest possible, mais en évitantla pénétration des bases &des chapiteaux.ACEILLY, Poéte. (Voyez)Cailly.)
A CACROSTICHE. On appelleainsi un petit Poéme ou l'in-duſtrie du Poéte a ſû placer,au commencement des vers,les lettres d'un nom, ensor-te qu'en prenant chaque pre-miere lettre de chacun deces vers, on ait le nom dontest question. Ce jeu d'espritest, avec raison, négligéaujourd'hui : en effet c'eſtun travail pénible & puérile,qui ne produit aucun agré-ment. Voy. Pentacrostiche.ACROTERES; terme d’Ar-chitecture qui dérive d'unmot Grec qui signifie l'ex-trémité de toute sorte decorps. On nomme ainsi depetits piédestaux, le plus sou-vent sans base, destinés àporter des figures, des va-ses, & autre amortissemensau bas des corniches ram-pantes, au milieu d'un fron-ton, ou au-dessus d'autresparties élevées d'un édifice.Dans l'Architecture Fran-çoiſe, on entend par ce ter-me. Les petits murs ou dos-ſerets placés à côté des pié-destaux, entre le socle, &la tablette des Baluſtrades.ACTE, terme de Poésie.Les Actes sont des parties,ou comme des divisions d'unPoéme dramatique. Les an-ciens Poétes Grecs ne se ser-voient point de ce terme,