ACtes, sous le titre d'Académiedes Opéra de Musique, éta-blie par le Roi. Il s'associa,dans cette entreprise, avecChamperon, homme riche,& avec le Marquis de Sour-deac, qui de son tems en-tendoit le mieux les Ma-chines propres à ce Specta-cle. On fit venir les plusbelles voix de la Province.de Lauguedoc. Cette Aca-démie de Musique s'établitdans la rue Mazarine, &donna en 1671 la Pastoralede Pomone, dont Cambertavoit composé la musique,& Perrin les patoles. Cependant les Associés ne pouvoients accorder entre eux,& au mois de Novembre1672, Perrin céda son Pri-vilege à Lully, Sur-Inten-dant de la Musique de laChambre du Roi, qui avoitdéja donné des marques deses talens supérieurs & deson génie admirable, par laMusique qu'il avoit compo-sée pour plusieurs Balletsdansés par le Roi. CeMusicien eut le bonheurde trouver un Poéte qui excelloir dans la Poésie lyrique, & qui composoit desvers tels qu'il pouvoit lesdesirer pour faire valoirles beautés & les délica-resses de son Art: c'étoitle célebre Quinault. Ces
ACdeux talens réunis, porte-rent nos Opéra à leur plushaut dégré de perfection.Lully transporta l'Opéra del'Hôtel de Guenegaud, dansla rue Mazarine, au Jeu dePaulme du Bel-Air; & aprèsla mort de Moliere, à la Sal-le du Palais Royal, où il estencore actuellement. LesEnfans de Lully succéderentà leur Pere dans la direc-tion de l'Opéra, qui depuisfut confié a differens Direc-teurs. Mais par Arrêt duConseil d'Etat, du moisd'Août 1749, le Roi en aconfié l'administration à laVille de Paris, sous l'autoritéde M. le Comte d'Argenson.Ainsi les Ediles avoient, àRome, le soin des Specta-cles.ACADEMIES. On appelleainsi des figures entieres,d'après le modèle, tellesqu'on en dessine dans l'Eco-le de l'Académie, d'où cenom paroît tirer son étymo-logie. Les Académies sonttres-utiles pour saisir uneattitude, pour la rendreavec les mouvemens qui luisont propres, & faire pas-ser dans un Tableau, oudans un morceau de Sculpture, la précision de la Natu-re. (Voyez Modèle, Etude.)ACANTHE. C'est une plantedont les feuilles sont larges