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Tom. 1 (1685)
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278
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ANDREDIL SARTI.

II. ENTRETIEN SUR LES VIES278que temps, on ne doute pas qu'il ne s'y fu$t beau-coup perfectionné. Car bien que naturellementil n eust pas l'imagination prompte & vive, tou-tefois on croit qu'il auroit aquis cette belle di$-position, cette expression, cette force, & cetteélegance qui ne $e trouvent pas dans ses figurespuis que d'ailleurs il e$t, comme je vous ay dit.assez correct dans le dessein. Mais comme il es-toit d'un naturel plus timide que hardi, il y aquelque apparence qu'il manqua de courage dansle commencement de sa course ; & que les ou-vrages qu'il vit à Rome, & les excellens hom-mes qui y travailloient alors l'étonnerent, & lefirent résoudre à retourner à Florence, pour sui-vre son inclination & son seul génie.Il lai$$a plu$ieurs éleves, entre le$quels fut Gia-como da Punturmo; Andrea squazzella, qui l'i-mita beaucoup, & qui a travaillé en France ; Gia-como Sandro, Francesco Salviati, Giorge Vasa-ri, & plusieurs autres.Alors ayant ce$$é de parler, & Pymandre s'ap-percevant que le jour fini$$oit : Je ne me la$$eroisjamais avec vous, me dît-il ; mais de peur de vouslasser vous-mesme, je croy qu'il vaut mieux re-mettre à une autre fois ce qui reste à dire de cesgrands Peintres.Nous aurons tout loisir, luy répondis-je, decontinuer nos entretiens, puis que vous voulezbien que nous employions les beaux jours decette saison à faire quelques promenades ensem-

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