ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 267François I. j'estois sur le point de vous interrom-DEL SARTE.pré pour vous en demander des nouvelles.Je n'avois garde, repartis-je, de le laisser se-paré de ces grands hommes dont je vous parle,puis qu'il a tenu parmi eux un rang assez consi-derable. En effet, il a $ceû la peinture, & l'a mi$een pratique autant qu'un homme de son tempe-rament estoit capable de faire. Vous vous éton-nez peut-e$tre de ce que j'attribuë à $a comple-xion ce qu'il y a de beau dans ses ouvrages, ouce qui manque à leur perfection. Cependant ile$t vray en quelque $orte, que s'il n'a pas faitvoir dans ses tableaux encore plus de beauté, l'onen peut attribuër la cause à son humeur lente& tardive. Car si son dessein est correct & dansla maniere de Michel-Ange, s'il a inventé agrea-blement, & ordonné les choses avec bien de l'es-prit; il n'a pas eû assez de cette chaleur & de cebeau feu si necessaire aux Peintres pour animerleurs figures, & pour leur donner cette ſiertécette force & cette noble$$e qui fait admirer lestableaux. Aussi l'on peut dire en quelque sorteque c'est ce qui manque dans les siens, & qu'onn'y voit pas une diver$ité d'accommodement,une varieté d'expressions, & une grandeur de pen-sées qui les auroient rendus infiniment plus re-commandables.Mais au re$te $i on les examine $ans préoccu-pation, on verra que dans les femmes & les en-fans il y a des airs de teste naturels & gracieux ;Ll ij
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