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Tom. 1 (1685)
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262
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262 II. ENTRETIEN SUR LES VIESβαιτηάζΑΚ ſoldats Eſpagnols, qui aprés luy avoir oſté toutPERUzzice qu'il po$$edoit, le tourmenterent encore pourtirer de luy une gro$$e rançon, parce qu'à $a bon-ne mine ils le prenoient pour quelque riche Pré-lat qui s'estoit travesti. Mais enfin ayant sceûqu'il estoit Peintre, ils l'obligerent de faire leportrait de Charles de Bourbon qui avoit e$tué à l'a$$aut de la ville ; & $oit qu'il le peignitsur leur relation ou d'aprés ce Prince mort, cefut par ce moyen qu'il $e tira de leurs mains.Auſſitoſt il alla s'embarquer à Porto-Hercole pourpasser à Siene, il arriva dans un estat fortfascheux : car ayant rencontré des voleurs sur lechemin, ils le dépouïllerent tout nud, ne luy laiſ-sant que sa chemise. Cependant ses amis le receû-rent avec joye ; & ce fut sur luy que ceux de Sie-ne se repoſerent pour la conduite des fortifica-tions de leur ville, dont ils le prierent de prendrele soin. Il y demeura donc quelque temps : & lorsque Clement VII. eût fait $a paix avec l'Empereur,& que leurs troupes allerent assieger Florence, lePape voulut l'employer en qualité d'Ingenieur ;Es 1530.mais il refusa de servir contre son païs, ce qui luyattira l'indignation de Clement. Toutefois aprésque ceux de Florence eurent e$ containts dese rendre, & de recevoir les Medicis qu'ils avoientchassez, & mesme de reconnoistre pour Prince*Les cardi, ſouverain Alexandre de Medicis que l'Empereurnaux Salvia-instala; Balthazar voyant toutes choses en paix,ti, Trivulce,retourna à Rome, par l'entremise de ses* amis& Cesarini.