ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 257maniere, & du temps qu'il travailloit à Perou$e. <i>RAPHAEI</i>D'URBIN.Il peut y en avoir encore d'autres en quelquesendroits de Paris, $ans compter ceux qu'on faitpaſſer pour eſtre de luy.Avant Raphaël on ne parloit que de l'Ecolede Florence ; mais il mit celle de Rome à un sihaut degré de perfection, que depuis ce temps-làelle a toûjours esté considerée comme la pre-mière de toutes. Il laissa plusieurs éleves, entrelesquels, comme je vous ay dit, il y en eût detres-sçavans, & dont je vous parleray dans lasuite.M'estant arresté, Pymandre me dît : Aprés ceque vous avez rapporté de Raphaël, je ne croypas que vous pui$$iez nommer aucun Peintre quien approche : car vous avez remarqué en luytant de belles qualitez, qu'il est comme impo$-sible qu'il y en ait qui puisse luy estre comparé.Je ne prétends pas aussi, continuay-je, vousentretenir doreſnavant d'aucun autre qui l'égale,puis qu'il a paru comme le mai$tre de tous. Maiscela n'empeschera pas que je ne vous nommebeaucoup d'excellens hommes qui l'ont survécu,& qui ont fait de tres-beaux ouvrages.Car si Raphaël a esté le maistre de l'Art, &qu'il en ait découvert les tre$ors, on peut direaussi qu'il a donné moyen à ses disciples & àceux qui l'ont $uivi, de s'enrichir de $a décou-verte.Ce fut de ſon temps que tous les Arts qui dé-1. Tome.Kk
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten