Druckschrift 
Tom. 1 (1685)
Entstehung
Seite
166
Einzelbild herunterladen
 

166II. ENTRETIEN SUR LES VIESdît-il, de continuer ma lecture, parce que Platon vauttout seul des milliers d'Auditeurs. En effet, un poëme& un tableau ſont des production dont tous leshommes ne $çavent pas le prix, qui dépend del'approbation d'un petit nombre de per$onnes ſça-vantes.Je croy, repliqua Pymandre en riant, qu'encette autre rencontre le Pape e$toit le Platon dece Peintre, puis que travaillant pour luy, il necherchoit qu'à luy plaire, pour recevoir la récom-penſe qu'il en eſperoit. Mais je ne veux pas vousinterrompre, ni m'engager dans un parti que jene pourrois ſouſtenir long-temps avec honneur.Aprés cela Pymandre m'ayant convié de conti-nuer mon diſcours, je le repris de la ſorte.DOMINI-DOMINIQUEGHIRLANDAI FlorentinQUEGHIRLANDAI.fut un de ceux que Sixte IV. employa, & quidans la me$me Chapelle où le Ro$$elli avoit tra-vaillé, fit deux tableaux. Dans l'un il representacomme Nostre Seigneur appella Saint Pierre &Saint André, & dans l'autre il y peignit la Ré-surrection du mesme Sauveur. Il eût pour disci-ple Michel-Ange; & aprés avoir vécu 44. ans, ilmourut à Florence l'an 1493.Je ne m'arresteray pas à vous parler ni de D.D. BARTO-BARTOLOMEO Abbé de Saint Clement, niLOMEO.GERARDO d'un GERARDO, ni d'ALEXANDRE BOTI-ALEXAN-CELLE : je vous diray seulement qu'AndreDRE BOTI-VEROCHIO fut le premier qui moula les vi$a-ANDREVEROCHIO. ges des personnes mortes pour en garder la res-