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Tom. 1 (1685)
Entstehung
Seite
69
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 69cas. C'est, repliquay-je, que je ne suis pas encore ARISTIDEarrivé à luy, car je tasche autant qu'il m'est pos-sible de garder un ordre dans les choses que j'ayà vous dire de ces anciens Peintres. Que si vousjugez que les ob$ervations que je fais ne $oientpas tout-à-fait à propos, ou qu'elles $oient troplongues, prenez-vous-en à vous-mesme, qui désle commencement m'avez engagé à remarquer letemps auquel ces grands hommes ont paru. Enverité, répondit Pymandre, cette remarque par-ticuliere m'e$t fort agreable ; au$$i ne m'en plains-je pas ; au contraire je la trouve tres-nece$$aireau de$$ein que j'ay d'apprendre de vous, $elon lasuite des années, de quelle sorte la Peinture estvenuë à $a derniere perfection ; & je n'ay au-tre pensée en vous interrompant, que de vousavertir d'une chose que j'avois peur qui se fustéchapée de voſtre memoire.Afin donc, repartis-je, de ſuivre l'ordre quej'ay tenu ju$qu'à cette heure, vous $çaurez que cétAristide a pa$$é pour e$tre le premier qui a repre-senté le plus parfaitement sur les visages toutesles paſſions de l'ame.Entre ses tableaux, celuy il representala prise par force d'une ville, luy aquit unegloire merveilleuſe à cauſe des belles expreſſionsqu'il y mit. Il peignit au$$i la guerre d'Alexan-dre contre les Perses, & cét Ouvrage estoit com-posé de cent figures. L'on vit encore de luyquantité d'autres tableaux tres-excellens, dontI iij