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Tom. 1 (1685)
Entstehung
Seite
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9ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES.merite, non $eulement qui $ont dans toutes $esprovinces, mais encore dans les païs étrangers,afin de leur faire part de ses faveurs ? Peut-onprendre plus de $oin des beaux Arts, que d'établircomme il a fait une Academie de Peinture & deSculpture? Il la loge auprés de son Auguste per-sonne ; il la comble d'honneurs & de privilegespour relever l'estime qu'on en doit avoir ; & pourla rendre plus célebre à l'avenir, il y entretientdes Professeurs qui enseignent la jeunesse, il ypropose des prix de temps en temps pour don-ner de l'émulation aux etudians, il en choisitmesme tous les ans quelques-uns qu'il envoyeen Italie afin de $e perfectionner davantage danscét Art.Ces riches Manufactures de tapi$$eries l'ontravaille tous les jours, ne sont-elles pas des mar-ques évidentes & avantageuses des soins que cegrand Monarque $e donne luy-me$me pour lagloire de l'E$tat & pour le bien de $es peuples?C'e$t une cho$e digne d'admiration de voir dequelle maniere il $çait bien juger de toutes lesbelles choses. Cependant il ne s'assûre pas toûjourssur ses propres connoissances ; mais il fait exami-ner par les plus $çavans hommes les de$$eins detous les ouvrages qu'il fait faire, afin qu'il nemanque rien à leur perfection. Et vous voyez quel-le circonſpection l'on apporte dans ce qui reſteà finir au Louvre, & à ne rien faire, je ne dis pasqui ne $oit au$$i excellent que ce qui e$t déja fait,I. Tome.