PREFACE.gardoient une idée dans leur e$prit, $ur la-quelle ils taschoient de former ensuite labeauté de leurs concepts.Encore que le Dialogue ait esté en usageparmi les plus ſçavans hommes de l'Antiqui-té, je sçay bien néanmoins qu'il ne plaist pasà tout le monde, parce qu'il est $ouvent rem-pli de plusieurs discours qui s'éloignent duprincipal $ujet, & où l'Auteur, en pen$antmieux marquer le caractere de la conversa-tion, ne lai$$e pas d'ennuyer le Lecteur quine cherche qu'à s'inſtruire promptement dece qu'on promet de luy enseigner. Mais jescay bien aussi que quand on veut retran-cher les cho$es inutiles, & $e renfermer dansson sujet, cette maniere d'écrire est tres-propre pour traiter des Arts & des Sciences;& l'on en voit des meilleurs Ecrivains de cetemps qui ne ſont pas moins agreables queremplis de beaucoup d'érudition. Le Dialo-gue de M. Sarazin, qu'il n'a fait qu'à l'imita-tion de celuy de la lecture des vieux Romansde M. Chapelain, comme il l'a dit luy-me$me,fait bien voir que noſtre langue peut, com-me les autres, ſouffrir ces ſortes d'ouvragesquand ils ſont traitez par des perſonnes auſſisçavantes que ces Messieurs, dont le dernier
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