REFACE.néanmoins le peu de temps qui me restoit,ou à visiter les personnes les plus verséesdans les Sciences & dans les Arts, ou à voirles égliſes & les palais.Entre les Peintres qui paroiſſoient dansRome avec davantage de réputation, je puisremarquer icy comme les plus célebres, leChevalier Lanfranc, le sieur Pietre de Corte-ne, & le fameux M. Pou$$in, que je nomme ledernier comme le plus jeune des trois. Jepris grand soin de les connoistre, & parti-culierement M. Poussin, avec lequel je fisune amitié tres-étroite. Tout le mondesçait quel a esté son merite ; & pour moyje ne croy pas qu'il y ait eû de Peintre quiait po$$edé une plus haute idée de la perfe-ction de la Peinture, ni qui ait mieux $ceûque luy tout ce qui peut rendre un Ouvrage accompli. Que si nous en voyons de puissantes marques dans ceux que nous avonsde sa main, il en donnoit encore de plusfortes preuves par ses discours ; & je suisobligé de confe$$er que ce fut dans son en-tretien que j appris alors à connoi$tre ce qu'ily a de plus beau dans les Ouvrages des ex-cellens Maiſtres, & meſme ce qu ils ont ob-servé pour les rendre plus parfaits.Tome I.
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten