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LE POUSSIN.

308 ENTRETIENS SUR LES VIESM. le Prieur de Saint Clementin vostre frereme rendit quelques jours aprés son arrivée encette ville, mes infirmitez ordinaires s'estant ac-cruës par un tres-faſcheux rhume, qui me dure,& m'affige beaucoup. Je vous dois maintenantremercier de vostre souvenir, & tout ensem-ble du plaiſir que vous m'avez fait de n'avoirpoint réveillé le premier desir qui estoit né enM. le Prince d'avoir de mes ouvrages. Il eſtoittrop tard pour estre bien servi. Je suis devenutrop infirme, & la paralysie m'empesche d'ope-rer. Außi il y a quelque temps que j'ay aban-donné les pinceaux, ne pensant plus qu'à mepréparer à la mort. J'y touche du corps, c'estfait de moy.Nous avons N. qui écrit sur les œuvresdes Peintres modernes, & de leurs vies. Sonstile est ampoulé, sans sel, & sans doctrine.Il touche l'art de la Peinture comme celuyqui n'en a ni theorie, ni pratique. Plusieurs quiont osé y mettre la main, ont esté récompensezde moquerie, comme ils ont merité, &c.Le Poussin avoit alors assez de peine à écri-re, ainsi qu'il l'avoit marqué un peu aupara-vant à M. de Chantelou, lors qu'il luy fitsçavoir la mort de sa femme, & qu'il luy re-commanda ses heritiers & ses parens d'An-

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