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4 (1685)
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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 307ter des fruits, lesquels reviennent chargez LE POUSSIEd'une grappe de raiſin d'une groſſeur extraor-dinaire. Et pour l'Hiver, il a peint le Delu-ge. Quoy-que ce dernier $oit un $ujet qui nefourni$$e rien d'agreable, parce que ce n'e$tque de l'eau, & des gens qui se noyent, ill'a traité néanmoins avec tant d'art & de$cience, qu'il n'y a rien de mieux exprimé.Le ciel, l'air & la terre ne sont que d'unemesme couleur : les hommes & les animauxparoi$$ent tous traver$ez de la pluye : la lu-miere ne $e fait voir qu'au-travers l'épai$$eurde l'eau, qui tombe avec une telle abondan-ce, qu'elle prive tous les objets de la clartédu jour. Il est vray que si l'on voit encoredans ces quatre Tableaux la force & la beau-té du génie du Peintre, on y apperçoit aussila foiblesse de sa main. Ils sont dans le Ca-binet du Roy.Le Poussin se trouvant dans l'impuissanced'exécuter de la maniere qu'il faisoit aupa-ravant toutes les riches pensées que son ima-gination ne laiſſoit pas de luy fournir, nepensoit plus qu'à la mort. Il me souvient queluy ayant écrit vers ce temps-là, il me fit ré-ponse au mois de Janvier 1665. Voicy sa let-tre. Je n'ay pû répondre plûtost à celle queO