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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 297me au mode qu'ils nommerent Dorien, dessentimens graves & serieux ; au Phrygien, despassions vehementes ; au Lydien, ce qu'il y ade doux, de plaisant & d'agreable ; à l'Ioni-que, ce qui convient aux Baccanales, aux «festes, & aux danses. Que comme, à l'imita-tion des Peintres, des Poetes & des Musiciensde l'Antiquité, il se conduit sur cette idée :c'est aussi ce qu'on doit observer dans ses ou-vrages, où, selon les differens sujets qu'il trai-te, il tasche non seulement de representer sur «les vi$ages de $es figures des pa$$ions diffe-rentes, & conformes à leurs actions, maisencore d'exciter & faire naistre ces mesmespassions dans l'ame de ceux qui voyent sesTableaux.Il seroit dangereux, dit Pymandre, que laPeinture eust autant de force que la Musi-que pour émouvoir les pa$$ions : les excellensPeintres seroient en estat de faire bien desde$ordres. N'avez-vous jamais oûï parler d'unMuſicien qui par ſon art ſe rendoit le maiſtreabsolu de ceux qui l'écoutoient. Erric II. Roy Saxo-Gramdes Danois en ayant entendu conter des cho-ses surprenantes, voulut le voir, & éprouvers'il produiroit des effets conformes à ce qu'ilavoit oûï dire. Luy ayant commandé d'exci-P

LE POUESIN.