ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 259bornes un peu étroites, mais qui luy don-noient cependant a$$ez de lieu pour faire pa-roi$tre $es nobles concepts, & pour étalerdans de petits espaces de grandes & sçavan-tes dispositions.Il po$$edoit alors, comme je vous ay dit,l'amitié du Cavalier del Pozzo, qui avoitamassé dans son Cabinet tout ce qu'il avoitpû trouver de plus rare dans les medailles &dans toutes les choses antiques, dont le Pous-sin pouvoit disposer, & en faire des études : cequi joint aux entretiens sçavans qu'il avoitavec ce généreux ami, ne luy estoit pas d'unpetit $ecours, parce qu'il apprenoit de luy àconnoistre dans les livres des meilleurs Au-teurs les choses dont il avoit besoin pourbien repreſenter les ſujets qu'il entreprenoitde traiter. Ce fut par son moyen qu'il eûtla communication des Ecrits de Leonard deVinci, lesquels estoient dans la Bibliothe-que Barberine. Il ne se contenta pas de leslire, il de$$eigna fort correctement toutes lesfigures qui servent pour la démonstration &pour l'intelligence du discours. Car il n'yavoit dans l'original que de foibles esquis-ses, comme vous pouvez vous en souvenir,puis que je vous fis voir les unes & les au-Kki
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