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4 (1685)
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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 221en chercher d'autres, quand il voudroit pein-dre une Venus, les Graces, des Nymphes oud'autres Divinitez qu'il prenoit $ouvent plai-sir de représenter.Le choix qu'il avoit fait, luy réüssit ; &sa femme se trouva si propre à ce qu'ilsouhaitoit, qu'avec la fraischeur de son âge& la beauté de son corps, il y reconnuttant d'honne$teté, tant de graces & des ma-niéres de bienseance si propres à estre pein-tes, qu'il n'eu$t rencontrer ailleurs une per-$onne plus accomplie. Au$$i l'a-t-il repré$entéesouvent sous la figure de Venus ; & dans laſuite elle luy fournit un nombre aſſez grandde petits Amours si beaux & si bien faits,que c'est d'aprés eux que François le Fla-mand & l'Algarde, excellens Sculpteurs, ontmodélé les petits enfans que l'on voit de lamain de ces deux $çavans hommes. De $or-te que l'Albane trouvoit chez luy en sa fem-me & en ses enfans les originaux de tout cequ'il a peint de plus agréable & de plus gra-cieux. Sa femme se conformoit de telle ma-niére à ses intentions, qu'elle prenoit plaisirde disposer ses enfans en diverses attitudes, &de les tenir elle-mesme nuds, & quelquefoissuspendus en l'air par des bandelettes, pen-dant que l'Albane les desseignoit en milleEe iij