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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 209grandes parties qui $e trouvoient jointes en-semble dans l'éloquence de Periclés.Comme naturellement la douceur & lagrace plaiſent aux yeux, & gagnent le cœurplus promptement que la force & la gran-deur ne touche l'e$prit ; il ne faut pas s'éton-ner $i les tableaux du Guide ont e$ mieuxreçûs que ceux de Lanfranc. Cependant ſi cedernier n'a pas eu le bonheur d'estre si re-cherché de tout le monde, il a eu a$$ez desçavoir pour faire des ouvrages qui luy ontacquis une grande estime parmy les Sçavans,& qui conſerveront long-temps ſon nom à laPostérité.Nous avons déja en plusieurs rencontresremarqué combien la nature est puissante àdéterminer les hommes à divers emplois.JEAN LAN-JEAN LANFRANC estoit un jeune garçon àFRANC.Parme, que la pauvreté de ses parens contrai-gnit d'aller à Piazenza, & d'entrer au servicedu Comte Horace Scotti. Ce fut qu'ilcommença à faire connoistre l'inclinationqu'il avoit pour le Dessein, en traçant avecdu charbon mille fantaisies contre les mu-railles. Son genie se trouvoit déja trop re$$er-, lorsqu'il ne desseignoit que sur quelquesfeuïlles de papier : il cherchoit des e$paceDd