ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 207me d'Emery peu touchée du merite du LEGEIDE.Peintre & de l'excellence de l'ouvrage, neput $ouffrir davantage chez elle les nuditezqu'elle avoit vûës avec peine dans ce tableau;& ayant commandé qu on le mît en piéces,elle fut si ponctuellement obéïe, que ses do-me$tiques le mirent par morceaux, $ans épar-gner aucune figure.Il est vray, dit alors Pymandre, que leGuide estoit incomparable pour donner de lagrâce aux visages; & je croy qu'en cela ily a eu peu de Peintres qui l'ayent égalé. Jeme représente toûjours ces deux petits ta-bleaux où il a peint la Vierge qui coud, dontl'une qui eſt au Palais Mazarin, eſt veſtuë deblanc, & l'autre que M. le Marquis de Fon-tenay apporta de Rome, est vestuë de rouge.On voit dans l'une & dans l'autre tant degrace & de douceur, qu'il eſt mal-aiſé de rienimaginer, qui représente mieux une beauté& une modestie conforme à celle qu'on doitpeindre $ur le vi$age de la Sainte Vierge.Pymandre ayant cessé de parler, Je nem'arresteray pas, repris-je, à vous entretenirdavantage touchant les autres tableaux dece Maistre qui sont à Paris: vous en verrezde luy de trois maniéres. La premiére estoit
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