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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 181qu'une $eule fille, qui hérita de tout le bien LE DOMI-NIQUIN.qu'il avoit ama$$é par ſes longues veilles, quimontoit environ à vingt mille écus.Il estoit d'une humeur libre & honneste,$obre dans $on vivre, mode$te & retenu danssa conversation. Il estoit fort retiré, croyantéviter par ce moyen la malignité de ses en-vieux, qui ne laissoient pas de le persécuterdans sa retraite, & lorsqu'il faisoit tout sonpo$$ible de les éviter. Quoy-qu'il ne pût s'em-pêcher de $e plaindre du tort qu'il recevoitpar la médi$ance des Peintres, il ne $e $ou-cioit pourtant pas de leurs loüanges ny deleurs blâmes. Comme il connoissoit leursmauvaises intentions, lorsqu'on luy disoitque ceux de Naples décrioient ce qu'il faisoità la Chapelle du Tresor, au lieu de s'en fâ-cher, il répondoit avec quelque sorte de joye,que c'étoit un témoignage que ce qu'il avoitfait, e$toit bien. On luy rapporta un jour quecertains Peintres avoient fort estimé quel-ques-unes de ses figures. J'ay bien peur, re-pliqua-t-il, qu'il ne me ſoit échapé quelquescoups de pinceau qui ne valent rien, & quileur plaiſent.Un de ſes amis voulant luy perſuader dene pas tant finir ses ouvrages, ny les travail-Z iij