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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 165compagnent, $i conformes au $ujet, qu'Annibal en fut extraordinairement satisfait.Mais plus le Dominiquin ſe rendoit agréableau Carache, & plus il s'attiroit la jalousiede ses compagnons, qui ne pouvant souf-frir les loüanges qu'on luy donnoit, con-çurent une telle haine contre luy, que de-puis ce temps-là il re$$entit les effets de $amauvaiſe fortune pendant tout le cours desa vie.Et parce qu'il apportoit, comme je vousay marqué, beaucoup de considérationsdans l'exécution de ses tableaux, ses enne-mis appelloient cela lenteur d'esprit, & di-$oient que $es ouvrages e$toient faits avecpeine, & comme labourez à la charuë, lecomparant à un bœuf, qui estoit le nomqu'Antoine Carache fils d'Augustin, luydonnoit : Ce qui obligea Annibal de luy di-re, que ce bœuf laboureroit un champ qu'ilrendroit si fertile, qu'un jour il nourriroitla Peinture. Cependant le Dominiquin con-tinuoit toûjours son travail, sans se rebuterpar les obstacles qui s'opposoient à ses des-seins.Il y avoit peu de temps qu'il estoit auprésde M. Jean-Baptiste Agucchi, quand il seX iij

LE DOMI-NIQUIN.