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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 305JOSEPHil se comportoit de telle sorte qu'il sembloitPINles mépriſer ; Ce qui leur donnoit beaucoupde dégoust pour sa personne. Le Pape mesme CLEMENEVIII.à qui il avoit toutes $ortes d'obligations, futà la fin rebuté de ses façons d'agir. Car bienque Sa Sainteté eust plusieurs fois employéjusques aux prieres pour luy faire avancerles Peintures de Saint Jean de Latran, nean-moins au lieu d'y travailler luy mesme as-sidüement, tantost il se cachoit & tantostil alleguoit mille excuses sur le retardementdes ouvrages, & fit tant par ses delais,qu'ils ne furent point achevés pour l'an-née du grand Jubilé 1600. quoiqu'il l'eust plu-sieurs fois promis, & que le Pape le souhaitastavec passion.Toutes les autres personnes, n'estoientpas plus satisfaites de luy, parce qu'il les trai-toit de la me$me maniere, bien que par uncertain destin il eust aquis un tel credit à laCour du Pape, qu on se sentoit comme for- à le regarder, & à luy faire malgré qu'onen eu$t des care$$es & des pre$ens, que $a con-duite ne meritoit point. S'il eu$t bien connuson bonheur, jamais personne n'eust passé savie plus heureuſement que luy. Dés ſa jeuneſſela fortune luy fut favorable : mais au lieu deQq iij