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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 167d'aprés des modelles qu'ils font eux-mesmes ;neanmoins il e$toit un de ceux qui ob$ervoitdavantage cette pratique. Car il prenoit beau-coup de ſoin & de plaiſir à faire des figures decire ou de terre, qu'il habilloit avec de petitslinges moüillez. Et mesme souvent il les met-toit dans des chambres de carte ou de bois,qu'il faisoit exprés, & dans lesquelles il ac-commodoit des lumieres qui éclairoient cesfigures par des feneſtres ou autrement : obſer-vant par ce moyen les divers effets des jours,& des ombres. Quelquefois il suspendoit desfigures en l'air pour mieux juger des racour-ci$$emens, & de ce qui paroi$t dans les corpsqui ſont veus de bas en haut.Afin de $e faire une pratique ai$ée dans lemaniment des couleurs, il alloit voir tous lesPeintres qui peignoient alors avec reputation,pour obſerver leurs differentes manieres de tra-vailler. Et comme il de$iroit pa$$ionnémentde faire quelque choſe d'une grande étenduë,il recherchoit volontiers jusqu'aux Maçonspour avoir de l'employ, s'offrant de peindregratuitement les lieux qu'ils voudroient luydonner, & qu'il trouveroit propres à exercerson pinceau.Ce fut sur ces principes, & par cette con-
LE TIN.TORIT.