Druckschrift 
3 (1684)
Seite
45
Einzelbild herunterladen
 

IES

ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 45des rayons lumineux. La mesme raison faitque les étoffes de laines éclattent moins queles étoffes de soye.Or vous remarquerez que la lumiere du So-leil estant tres-pure & tres-blanche, parce-qu'elle est la blancheur mesme, elle rend lesautres couleurs tres vives, & adjou$te, s'il fautainsi dire, de sa clarté à leur clarté naturelle.Mais la lumiere des flambeaux, ou celle qui$ort d'un grand feu e$tant materielle & gro$-$iere, elle a une couleur épai$$e & teinte dejaune ou de rouge, dont les autres corps qu'el-le illumine ſe trouvent colorez. Et auſſi com-me toutes les differentes lumieres ont leurs re-flais en premier & $econd degré, il e$t certainque ces refleſchiſſemens ſont plus ou moinsforts selon la densité & le poliment des corpsd' ils refleſchiſſent. Ainſi les reflais qui vien-nent d'un metail bien poli sont plus sensibles& plus éclatans que ceux qui viennent d'unemuraille : & les reflais de certaines e$toffesde ſoye ſont plus forts que ceux des eſtoffesde laines comme je viens de dire. Mais com-me ce reflechissement est une seconde lu-miere, il faut con$iderer qu'il éclaire les par-ties ombrées des corps qui se rencontrentà la portée du rayon refleſchi. Et parce queF iij