ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 41les metaux. Si je ne craignois d'estre trop longje pourrois vous dire icy la cause de ces diffe-rens effets, & les raisons que l'on a de repre-senter diversement les ombres, & les lumie-res des corps mattes & des corps polis ; jepourrois me$me vous en faire voir la demon-stration telle qu'une personne tres-sçavante sedonna la peine de la tracer un jour que nousnous entretenions $ur cette matiere, & que jeprenois grand plaisir de l'entendre parler surce sujet.Ne craignez rien, interrompit Pymandre,& faites-moy part, je vous prie, de cet en-tretien.Les jours & les ombres, repris-je, se doi-vent repreſenter autrement dans les corps dontla surface est polie, que dans ceux où elle estmatte, comme j'ay déja dit. Car les corpsqui sont fort polis ne paroissent éclairezqu'en certains endroits, sçavoir en ceuxqui refléchi$$ent toute la lumiere vers l'œil,le reste paroissant brun & obscur ; au lieuque les corps mattes paroi$$ent éclairezd'une lumiere répanduë par un grand eſpace ;mais cette lumiere n'eſt pas ſi éclatante à cau-se que les particules dont la surface de cessortes de corps est composée, ne sont capa-
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