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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 29Et comme dans la Musique le grave & l'ai-gu ne font point d'eux meſmes de tons, parcequ'ils sont dans tous les tons ; ainsi le blanc& le noir ne $ont point des couleurs, parcequ'ils $e rencontrent dans toutes les couleurs.Or supposé qu'il n'y ait que trois couleursprincipales dont toutes les autres sont engen-drées ; Car le nombre des couleurs importefort peu à un Peintre, pourveu qu'il ait cellesqui luy $ont nece$$aires quand il travaille. Ce-la supposé, dis-je, il doit prendre garde lorsqu'il les employe de quelle sorte il les metles unes auprés des autres pour produire cetteharmonie dont nous venons de parler ; parcequ'entre toutes les couleurs, $oit qu'elles $oientsimples, soit qu'elles soient mélangées, il y aune amitié & une convenance qui donne auxouvrages de Peinture une beauté & une gracetoute extraordinaire, lors qu'elles sont bienplacées les unes auprés des autres.Vous concevez bien qu'il e$t tres-difficilede prescrire des regles asseurées pour entrerdans cette pratique, & qu'il faut que le juge-ment de celuy qui travaille ordonne toutesses couleurs selon son sujet, selon la disposi-tion de ses figures, & selon les lumieres quiles éclairent ; mais on peut en diverses rencon-D iij