ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 27tres derivent, sçavoir le blanc & le noir.Il est vray, repartis-je, mais il s'est trou-Leon Bapt.vé aussi des Sçavans en Peinture qui ont creuAlbert l.1.de la Peint.qu'il y a quatre principales couleurs, qui ontrapport aux quatre elements ; le rouge au feu,l'azur a l'air, le vert à l'eau, & le cendré à laterre ; & que du mélange qui se fait de cesquatre couleurs avec le blanc & le noir, quisont pour la lumiere & les ombres, il s'engen-dre une infinité d'autres eſpeces de couleurs.Il y en a d'autres qui ont mis pour couleurs zomazzo l.3. ch. 3.principales le blanc & le noir, qui sont lesdeux extrémes ; & pour moyennes le jaune,le rouge, le pourpre & le vert. Je vous avouëque je ne comprends pas quel a esté leur rai-sonnement. Il me semble que quand les pre-miers auroient bien reussi dans l'applicationqu'ils en font avec les quatre élemens, ils nese sont pas pour cela moins abusez, s'ils en ontvoulu parler comme Peintres. Car si les uns &les autres euſſent conſideré que prenant le noir& le blanc, pour l'ombre & pour la lumiere,le vert, le pourpre ny le cendré ne peuvent pasestre des couleurs principales, puisqu'ellessont elles-mesmes des couleurs composées. Ilseussent mieux parlé à mon sens, si, laissant leblanc & le noir pour les extremes, ils euſ-D ij
Druckschrift
3 (1684)
Seite
27
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten