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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES.rez-vous pas, dit Pymandre, qu'en voyantla Nature dans ſa beauté comme elle eſt aujour-d'huy, il seroit difficile de ne la pas prefererà tout ce que la Peinture peut faire de plusbeau ; & que des Tableaux, quelques excellentsqu'ils fu$$ent, ne paroi$troient rien auprés d'unPaïsage aussi agreable que celuy que nousvoyons devant nous. Il est vray aussi qu'il y aquelques jours que m'eſtant rencontré dans unendroit avec des Curieux & des Maiſtres meſ-me de l'Art ; comme nous regardions les Ou-vrages d'un Peintre fameux, il vint une Da-me richement vestuë, mais beaucoup plus pa-rée par sa beauté, & par les graces qui bril-loient en elle, qui attirerent si puissammentnos yeux, & nous attacherent si fort à la con-siderer, qu'il nous fut impossible de les détour-ner tant qu'elle demeura dans ce lieu, nyregarder les Tableaux qui estoient devantnous.C'estoit sans doute, luy dis-je en soûriant,une beauté semblable à cette Inconnuë dontparle Lucien, qui seule possedoit non seule-ment tout ce qu'il y a de plus excellent dansles Statuës & les Peintures des Anciens, maisencore ce que les Poëtes ont jamais attribuéde plus charmant à leurs Divinitez.A ij