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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 389pas en acquerir vne connoissance génerale,comme nous avons dit tantost, ou que l'ayantaqui$e il en trouvera la pratique tres-diffici-le. Cependant je ne conseillerois pas à céthomme- de quitter le pinceau ; je l'exhor-terois plûtost à $e fortifier dans ce qui luy e$tle plus facile, s'il n'a pas vn genie a$$ez grandpour se rendre vniversel. Par exemple, s'iln'est pas abondant en inventions, qu'il tâcheau moins de posseder parfaitement la connois-ſance de ſon Art, afin de ne rien faire que decorrect & de judicieux ; s'il n'a pas le talentde donner à ses figures toutes la grace qu'ilvoudroit, qu'il les rende considérables par laforce & par la majesté. Si quelqu'vn le sur-passe dans la gentillesse, & dans l'agréementde ses Ouvrages, qu'il s'efforce de le vaincrepar son sçavoir & par sa diligence. Quoy quetout le monde ne puisse pas monter au degréde perfection, les plus grands hommessont arrivez, on peut néanmoins se rendreconsidérable en quelque partie.M'estant arreste, Pymandre demeura aussiquelque temps sans parler ; & aprés avoir re-passé dans son esprit ce que je venois de dire,Vous venez, dit-il en me regardant, de re-marquer autant qu'il se peut toutes les beau-C C c iij