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..388 ENTRETIENS SUR LES VIESJ'avouë, répondis-je, que je ne sçavois pascette particularité, qui fait voir que s'il y ades Peintres qui aimoient beaucoup les riches-ses, comme nous en avons remarqué parmiles Italiens ; il y en a d'autres qui ont re-cherché la danse, & des divertissemens jusquesaprés leur mort, & qu'ils sont tous differensdans leurs mœurs, au$$i-bien que dans leursouvrages.Par tout ce que vous m'avez dit, repliquaPymandre, je voy que la difference qu'il y adans leurs Tableaux ne vient que de ce grandnombre de parties qui sont necessaires dans laPeinture ; & que si l'on connoissoit les diffi-cultez qu'il y a pour s'y perfectionner, je necroy pas qu'il se trouvast tant de Peintres quenous en voyons.Il n'est pas besoin, repartis-je, que tousceux qui commencent quelque étude connois-sent la peine qui s'y rencontre ; c'est as-sez qu'ils se mettent dans le bon chemin, &qu'ils se laissent conduire par la forte in-clination qui les entraîne. Celuy qui veuts'appliquer à la Peinture ne doit pas s'éton-ner, si d'abord il trouve beaucoup d'obsta-cles, & s'il n'exécute pas aisément touteschoses. Il arrivera mesme qu'il ne pourra

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