214 ENTRETIENS SUR LES VIESPERRIN les enfans estoient morts de la contagion, cet-DEL VAte belle-mere acheva de l'élever ; & parceGul.qu'il estoit fort agréable & fort enjoüé, ilfut surnommé Piérino. Son pere voulantretourner en France le mena à Florence, oùil le laissa entre les mains de ses parens, quipour s'en décharger le mirent aussitost en ap-prentissage chez vn Espicier : Mais n'ayantpas d'inclination à la Marchandise, il alla de-meurer avec vn certain Peintre nomméAndrea, & surnommé de' Ceri, parce qu'iltravailloit ordinairement à peindre les Cier-ges, que ceux de Florence offrent tousles ans le jour de S. Jean ; & c'est pour celaque nostre jeune Piérino fut aussi appelléPerino de Ceri.André le garda quelque temps chez luymais voyant l'excellent naturel de ce jeuneenfant, & ne se sentant pas assez capablepour l'in$truire dans la perfection de son art,il chercha à le placer avec vn Maistre plussçavant. Il n'avoit qu'onze ans lors qu'il lemit avec Ridolpho, fils de Dominique Ghir-landaio. Comme ce Peintre avoit d'autresjeunes hommes qui travailloient chez luy, ce-la donna encore à Perrin plus d'émulation :Mais entre les autres il y avoit vn certain Toto
2 f.requierxxteanna dejour. Ce fer.rentinille prech.stant venu à F.d'André, &de la bonne1 Maistr.mps à travaia avoit grandandé à sesNunERRI.