ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 213fait aujourd'huy, & celle que l'on a pourJule, pour Polidore, & pour Perrin del Vague.Bien que ce dernier n'ait pas fait des Ouvra-ges comparables à ceux des deux autres, leschoses neantmoins qui se voient de luy sontd'vn gou$t $i exquis, & tiennent $i fort de lamaniere gracieu$e de Raphaël $on mai$tre,qu'il n'y a rien qui ne plaise aux yeux, &qui ne touche l'esprit de ceux qui les voient.Perrin del Vague estant né de parens pau-DEL VA-vres, & delai$$é fort jeune de tout $ecours, ilse jetta entre les bras de la Peinture, qui lereceût comme vne bonne mere ; & il se don-na tellement à elle, qu'il l'honora toute ſa vie,& ne l'abandonna jamais.Du temps que Charles VIII. passa enItalie, il y avoit à Florence vn Jean Buona-cor$i, qui avoit toûjours $uivi le Roy dans $esarmées, & qui me$me y perdit enfin la vie,aprés avoir perdu au jeu vne partie de sonbien, & avoir dépensé l'autre partie à s'équiper. Il eût vn fils nommé Piéro, dont lamère mourut de la peste, deux mois aprés l'a-voir mis au monde. Il fut élevé fort pauvre-ment dans vn village, & allaité par vne che-vre, jusques à ce que son pere s'estant rema-rié à Bologne à vne veuve, dont le mari &Dd iij
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2 (1672)
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