IULEROMAIN.
194 ENTRETIENS SUR LES VIESM'estant arresté pour prendre haleine, Jecomprens bien, dit alors Pymandre, que tou-te la science de la Peinture n'est pas enfer-mée, comme la plu$part des autres arts, dansdes limites resserrées, mais qu'elle embras-se tout ce que l'antiquité nous a laissé dans lesPoëtes & dans les Historiens, pour appren-dre à bien representer les choses passées ; &outre cela, tout ce que la nature produit deplus parfait, pour en former des images quiluy ressemblent. C'est pourquoy vn Pein-tre, à mon avis, réüssit toûjours mieux, lors-qu'il tire de la fable ou de l'histoire les sujetsqu'il repre$ente, parce que nous les compre-nons plus facilement que nous ne fai$ons ceuxqui $ont emblématiques, leſquels ayant beſoind'vne explication particuliére pour e$tre bienentendus, ne donnent pas d'abord toute la ſa-tisfaction qu'on en peut deſirer.Vous me repartirez peut-estre, que je suisvn de ceux qui ne demandent qu'à sçavoirl'histoire d'vn Tableau pour estre satisfait, &qui ne remarquant que les moindres par-ties, laiſſe conſiderer a d'autres ce qui regarde l'ordonnance & le dessein.Je vous diray, repliquay-je, que vous n'e-stes pas le seul de ce sentiment, & qu'il y a
istena cenide.cou ne ce.xviner