ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 189ensemble de telle sorte, qu'il sembloit quetout allast tomber.C'est dans cette chambre qu'il prit vnsoin extraordinaire de representer vne fabledont le sujet est tout-à-fait convenable à ladisposition du lieu. Car il a feint que le hautde la voûte est percé ; & par cette ouvertu-re feinte on voit au plus haut du Ciel vnTemple composé d'ordre Ionique, dans le-quel paroist le Trône de Jupiter. Ce Dieuest vn peu blus bas, tenant vn foudre à lamain, qu'il lance contre les Geans. Junon estau dessous, qui semble le secourir. Proched'eux sont les Vents, qui de leurs bouchesextraordinairement enflées soufflent vers laterre, pendant qu'au feu épouvantable desFoudres & des Tonnerres qui luisent, & quisemblent éclater de toutes parts, on voit laDéesse Opis tirée par ses Lions, & qui tou-te effrayée se détourne d'vn autre costé. Plu-sieurs autres Divinitez font la mesme chose,parmy lesquelles on remarque Venus qui estproche de Mars, & Mome, qui les bras éten-dus, & comme immobile, ſemble craindre laruine de tout l'Univers.Là on voit encore les Graces & les Heuresqui $e retirent pleines de fraieur. Enfin l'é-Aa iij
IROMAIN.