IULEROMAIN.
148 ENTRETIENS SUR LES VIESDans les Galleries, à cauſe de leur longueur.ils feignoient des pilastres ou des colonnesd'espace en espace, afin que la veuë fust bor-née, & peust mieux considerer les mers & lespaïsages où ils prénoient plaisir de peindre desnaufrages, des bâtimens, & d'autres objetsqui diverti$$ent les yeux. Enfin, dans les lieuxles plus importans, ils y representoient de plusgrands $ujets, comme d'histoires & de fables.Cependant vous remarquerez que Vitruvese plaint, de ce que l'on pechoit de son tempscontre la vraysemblance, qu'il vouloit surtoutes choses qu'on gardast dans l'invention ;les Ouvriers d'alors s'arrestant plûtost à figu-rer des monstres, & des chiméres dans lesornemens qu'ils faisoient, que des images dequelque chose de solide, & de vraysem-blable.Si Vitruve, interrompit Pymandre, vivoitencore, il auroit beau ecrire contre cét abus,puis que non $eulement dans l'Architecture,mais aussi dans la Peinture, l'on voit biendes Ouvrages, où le jugement n'a gueres eûde part. Pour moy, je croy qu'il en a esté detout temps de la sorte ; car dans tous les siécles les Doctes ont toûjours déclamé contreles ignorans ; & je penſe même que l'ignoran-ce
e ser.###de beauerparavant.Pour continuerje forte de fairerdant, je veuxin a sceunoses que muisà vn ouvr.orden.