ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 171qu'on pu$t remarquer tous leurs mouvemens ; ιαινROMAIN.& je pensois que ce fust vne licence du Pein-tre & des Sculpteurs, qui eussent trouvéplus de beauté a les representer de la sorte,qu'à imiter la veritable forme des armes.En cela, repartis-je, ny Raphaël, ny lesSculpteurs n'ont pas entiérement suivi le na-turel ; mais trouvant plus de beauté dans cette maniére d'ajustement, se sont vn peu éloi-gnez de la verité, pour donner plus de graceà leurs ouvrages, en faisant paroistre le nudau travers des vestemens.Non, non, repliqua Pymandre, ils ne sesont pas si éloignez que je me l'estois imagi-né. Car, aprés avoir bien pensé à ces sortesd'habits, où d'abord je trouvois à redire,il m'est souvenu d'avoir leû autrefois, qu'ilAmmianusy en avoit de si artistement faits, & si prol. 16.pres à ceux qui les portoient, qu'ils n'e-stoient nullement empêchez dans aucun mou-vement : Au contraire, tout y estoit si délica-tement observé, que ces armes n'estoientpas simplement des armes mises sur le corpsd'vn homme, mais les hommes qui ene$toient couverts re$$embloient à des Statuësde metail, ou plûtost paroissoient des hom-mes de fer.Y i
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2 (1672)
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