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IULIROMAIN.Polyænusliv. 4.Plut. inLucul.Ammianusliv. 24Iust. l. 4O. Cur.I.4.

170 ENTRETIENS SUR LES VIESPerſes. L'on remarque qu'Alexandre ne don-na à ses Soldats que le devant des corps decuirasse, voulant bien qu'ils fussent armezpour faire teste à leurs ennemis, mais qu'ilsfussent découverts par derriére, & en dan-ger, si leur lâcheté les faisoit fuir. Il y avoitdonc des cuira$$es de plu$ieurs matiéres. LesGrecs & les Romains en portoient, qu'ils ap-pelloient hamata, c'est à dire, faites de peti-tes chaînes, de me$me que nos cottes de mail-les, comme nous avons déja dit. Ils enavoient d'autres, qui e$toient de petites lamesde fer, en façon d'écailles de poisson, sembla-bles à celles dont Lucullus estoit couvert lorsqu'il combatit contre Tigrane. On appelloitaussi ces sortes de lames Pluma ; & chez lesPartes, non seulement les hommes, mais aussileurs chevaux en eſtoient armez.Il faloit, interrompit Pymandre, que tou-tes ces petites parties fu$$ent jointes en$embleavec vne admirable industrie, pour ne pasoster aux chevaux la liberté du mouvement.La premiére fois que je consideray ces sortesd'armes dans les Tableaux de Raphaël, &dans les figures de la Colonne Trajane, je nepouvois comprendre, que des Soldats eussentdes habits de fer si justes sur leurs corps,

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