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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 113dont Me Roux fut si touché, & d'autant Me Rouxplus encore, qu'il $çavoit avoir donné vn ju-ste sujet à son ami de le traiter de la sorte,que desesperé de pouvoir jamais reparer lemal qu'il luy avoit fait, ny oster de l'espritde tout le monde la mauvaise estime qu'onpouvoit avoir conceuë de luy, il resolut des'empoisonner. Pour cét effet, ayant envoyéà Paris prendre des drogues propres à com-poser vn venin fort subtil, sous prétexte defaire quelque vernix, il exécuta son mauvaisdessein à Fontainebleau, où il mourut mise-rablement lan 1541. Mais ne nous arrestonspas davantage à parler de la mort de cePeintre, puisqu'elle a deshonoré sa vie. LeRoy fit achever ce qu'il avoit commencépar le Primatice, qui estoit desja en grandeconsideration. Nous parlerons de luy en sonlieu. Retournons en Italie, afin de n'inter-rompre la suite des temps que le moins qu'ilnous sera possible.Il y avoit quantité de Peintres, dont jene vous diray rien. Leurs Ouvrages sont sipeu recherchez, qu'il ne nous serviroit deguere d'en faire des remarques, n'ayant pasdessein de parler d'vne infinité de gens pres-que inconnus, s'il n'y a quelque chose digne