112 ENTRETIENS SUR LES VIESMe Roux. Fay point le détail, il fit plusieurs Tableauxparticuliers, entre leſquels il y en eut vn re-pre$entant vn Chri$t mort, qu'il peignit pourmettre à Equan, dans le Chasteau du Con-nestable de Montmorancy.Il fit au$$i pour le Roy plu$ieurs Ouvragesde Miniature, & outre cela quantité de des-seins pour des Vases, des Bassins, & d'autrespièces d'Orfevrerie, ausquelles on travailloitalors.Enfin, ce Peintre, qui e$toit dans vne gran-de réputation, fort aimé du Roy, possedantbeaucoup de bien, jouïssant d'vne santé vi-goureuse, se priva luy-mesme de tous lesavantages qui rendent aux hommes la viesi douce, & si agréable. La cause ne vous enparoi$tra pas con$idérable, mais la maniérevous en semblera horrible. Ayant esté voléd'vne somme assez notable, il crût que cene pouvoit estre autre qu'vn Florentin deses plus intimes amis, nommé François Pel-legrin, qui estoit souvent chez luy. Surce soupçon il fut arresté, & mis à la que-stion : mais l'accusé qui fit voir son inno-cence, fut delivré incontinent aprés ; &pour se venger de celuy qui l'avoit traité sicruellement, publia contre luy vn libelle,dont
130T.l'Reuxxxijet a sendefesperqu'il l.rut le monroit avoir cenepoisonner. Poursans prendre der vn venin fer& quelque vernedein à Fontaine.blement lan 154:3 davantage ateintre, pusqueRoy fit acheverpar le Primaconsideratie.Retour.