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108 ENTRETIENS SUR LES VIESdrale de Me$$ine, l'an mil cinq cens quarante-trois.Entre les Peintres qui estoient dans Rome, lors que la Ville fut $accagée par l'arméede l'Empereur Charles-Quint, il s'en ren-contra vn, dont vous avez assez ouï par-ler, & que l'on appelloit en France MaistreMe Roux. ROUX.Voulez-vous parler, dit Pymandre, de ce-luy qui a travaillé à Fontainebleau?C'est de luy-mesme, repartis-je. Il estoitnatif de Florence, bien fait de corps, &agréable dans la conversation. Il sçavoit laMusique, estoit assez bon Philosophe ; &ce qui est plus necessaire à vn Peintre, ile$toit fecond dans l'invention, & de$$eignoitfacilement. Dans sa jeunesse il étudia seule-ment aprés les Cartons de Michel-Ange, &ne voulut point d'autre maistre pour le conduire que son seul genie. Aussi avoit-il vnemaniére toute particuliére, & qu'il n'avoitempruntée d'aucun autre. Il estoit, commeje viens de remarquer, abondant en inven-tions, & representoit aisément ses pensées.Mais aussi l'on peut dire de luy, qu'il y aplus d'imagination, & de feu dans ce qu'il afait, que de vraysemblance, travaillant

Nde ca14 es unapr naturade temps dequelques Ouvresqui sont les mo2. Ayant este pi.a l'Empereur cumrassez maletancentens de Tavertrent encore, &ables qu'ilsestant échapé demtouse, & y f.Deintre no.alla ensuite