ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 107les caresses d'vne femme qu'il aimoit, il re-RE.tira l'argent qu'il avoit à la banque, & $e miten estat de partir : Mais son valet voyant toutcét argent ama$$é, fut tenté de s'en $ai$ir ; &ne pouvant resister à sa tentation, ni exécu-ter luy seul le dessein qu'il avoit formé devoler son Maistre, il chercha des gens aussiméchans que luy, avec l'esquels s'estant as-socié, ils resolurent ensemble de tuer Poly-dore, pendant qu'il dormiroit ; ce qu'ils effe-ctuerent bien-tost : Car dés la nuit suivantel'ayant surpris dans son lit, ils l'étranglerentavec vne serviette, & le percerent de coupsde poignard. Aprés avoir commis céthorrible assassinat, ils porterent le corpsde Polydore proche la porte de la femmequ'il aimoit, pour faire croire que les parensde cette femme, ou quelques autres de ses ri-vaux l'avoient tué dans sa maison. Cepen-dant leur dessein ne réüssit pas de la sor-te qu'ils l'avoient projetté, & le crime dece miserable valet ne demeura pas cachélong-temps. Ayant esté pris par la Justi-ce, il avoüa de quelle sorte la chose s'é-toit passée, & reçût la punition deûë à vneaction si énorme. Polydore fut regretté detoute la Ville, & enterré dans l'Eglise Cathe-O ij
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2 (1672)
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